Radu Burciu, le pari belge : « Je ne suis pas venu pour commander, mais pour aider »

16 juin 2026

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Il y avait plusieurs sélections nationales sur sa route, et plus d’une l’aurait volontiers gardé. Radu Burciu, lui, a choisi la Belgique. À quelques mois de l’EMF EURO 2026 en Slovaquie, l’entraîneur roumain prend les rênes de l’équipe nationale belge de mini-football avec une idée claire de là où il veut l’emmener.

Un parcours bâti au plus haut niveau

Le nom de Radu Burciu n’est pas inconnu des suiveurs du football à effectif réduit. Avant de s’installer sur un banc, il s’est d’abord imposé comme joueur, au sommet de la discipline : plusieurs fois champion d’Europe, vainqueur de la Ligue des Champions et de la Coupe des Champions. Un palmarès qui parle de lui-même, et qui forge une autorité naturelle au moment de s’adresser à un vestiaire.

Sa reconversion l’a ensuite mené à diriger plusieurs sélections nationales. Ancien sélectionneur de la Roumanie, il a également pris en charge les équipes nationales de SOCCA de la Belgique et de l’Irlande. Une expérience internationale rare, qu’il met aujourd’hui au service du projet belge.

Interrogé sur sa plus grande fierté en tant qu’entraîneur, il cite sans hésiter deux résultats obtenus avec la Roumanie en SOCCA : une troisième place au Championnat d’Europe et une quatrième place au Championnat du monde. Des références qui situent immédiatement le niveau de l’homme qui s’assoit désormais sur le banc belge.

Pourquoi la Belgique

Le choix de la Belgique n’a rien d’un hasard. Burciu connaît déjà une grande partie du groupe pour avoir travaillé avec ces joueurs du côté de SOCCA Belgique. C’est précisément cette familiarité qui a emporté sa décision.

Je connais ce groupe, c’est un groupe fort, un groupe de qualité. C’est ce qui m’a convaincu de m’engager. Quand je les ai découverts, j’ai compris que je pouvais travailler avec eux et me battre pour gagner ce Championnat d’Europe.

Le technicien avait une stratégie en tête. En observant l’effectif belge, il a vite acquis la conviction qu’il pouvait l’appliquer ici.

Une philosophie exigeante

Sur le terrain, Burciu défend une approche complète. Chez lui, pas de spécialistes cantonnés à une seule tâche : tout le monde attaque, tout le monde défend. Chaque joueur doit maîtriser l’ensemble des phases de jeu, en attaque comme en défense.

Le nouveau sélectionneur annonce d’ailleurs des changements tactiques par rapport à l’équipe précédente. Sa conviction est simple : avec une défense très solide, il devient difficile de perdre des matches. C’est sur ce socle que la Belgique va construire.

Pour réussir en mini-football, deux qualités priment à ses yeux : la discipline et l’intelligence de jeu. Il insiste tout autant sur l’aspect mental, qu’il considère comme l’un des points décisifs. Dans les moments clés d’un match ou d’un tournoi, quand la pression est maximale, c’est selon lui la tête qui fait la différence.

Son rapport au groupe, il le résume d’une formule qui en dit long sur sa méthode :

Je ne suis pas venu pour les commander. Je suis venu pour les aider. Et ensemble, nous devons poursuivre le même objectif : gagner.

Exigeant sur le plan tactique, il se décrit aussi comme un coach proche de ses joueurs, capable de jouer sur les deux registres selon les moments. Son équipe idéale tiendrait en trois mots : intelligence, engagement, discipline.

Le cap : l’EMF EURO 2026, et au-delà

L’objectif immédiat est posé. Pour le Championnat d’Europe disputé en Slovaquie, Burciu veut au minimum une place dans le top 4, et pourquoi pas jouer le titre. Il ne masque pas la difficulté de l’équation : le temps de préparation est court. Mais l’ambition, elle, ne souffre aucune ambiguïté.

Sa vision dépasse d’ailleurs l’échéance slovaque. Le sélectionneur estime que la Belgique a les moyens de viser un titre dans un avenir proche, portée par une vraie qualité technique et par des joueurs intelligents, dont certains ont l’expérience du futsal. Avec un projet construit sur deux à trois ans, il se dit convaincu que la Belgique pourra rivaliser avec n’importe qui. Son ambition est nette : faire de la Belgique une équipe redoutée en Europe, et pourquoi pas dans le monde.

Reste un dernier message, adressé aux supporters. Burciu promet de tout mettre en œuvre pour aligner, à chaque événement, l’équipe la plus compétitive possible. En retour, il demande du soutien, sur les réseaux sociaux comme dans les tribunes. La nouvelle ère belge ne fait que commencer.

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